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Proue ou cadeau, l’instant occasionnel est une chance infiniment précieuse qu’il ne faut pas laisser échapper. L’occurrence peut durer beaucoup moins qu’une matinée moins qu’une heure moins qu’une fraction de seconde il arrive que l’occurrence tienne dans un battement de paupières… Quelque part dans l’inachevé Vladimir Jankélévitch
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« Toucher, chuchoter, entraîner. Détourner des chemins habituels. Sonner aux portes. Chercher l’humain dans la ville. Observer, attirer, provoquer, négocier, rencontrer. Débusquer le fragile. Réveiller les zones sensibles. Voir autrement ce qui est étranger. Revisiter le familier. S’allonger sur les passages cloutés et contempler le ciel. Au mouvement incessant, offrir des silences.
Jouer l’espace public. Dans, avec, et pour. Faire voyager des sujets de conversation, incarner l’écriture en paroles données, la choisir comme armure pour aller au contact rapproché, questionner in situ et réinventer ce qui fait représentation. Rendre poreuse la frontière entre celui qui donne et celui qui saisit. S’essayer ensemble en pleine lumière à un humanisme appliqué.
L’art est contact, corps engagé. »
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L'ESPACE PUBLIC OBSESSIONS ART ET SOCIÉTÉ ?
Deuxième Groupe d’Intervention, nom choisi à dessein pour résonner comme celui d’un GIGN ou d’une troupe de parachutistes, est dirigé par une femme. Cette situation est encore relativement rare dans le domaine du spectacle vivant et des arts en espace public, si l’on en croit les résultats des deux études Pour l’égalité et la mixité dans le spectacle vivant réalisées par Reine Prat, chargée de mission pour l’égalité à la direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles, Ministère de la culture et de la communication en 2006 et 2009, portant sur l’ (in)égalité des sexes dans le spectacle vivant.
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Partenaires Deuxième Groupe d'Intervention est conventionné par la DRAC Île-de-France Ministère de la Culture et de la Communication Il est soutenu par le Conseil Régional Île-de-France le Conseil Général du Val-de-Marne le Conseil Général des Hauts-de-Seine et la Ville de Malakoff
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Interroger ce qui rend l’espace public Ema Drouin s’attache à développer une relation particulière avec les spectateurs, la population, notamment par le biais de la proximité physique, de la rencontre et de l’interaction et propose d’investir des lieux aussi différents que les quartiers périphériques, les abords d’une cathédrale, un chemin de hâlage ou un parking souterrain. La démarche d’une écriture plurielle et transdisciplinaire, en résonance avec l’espace investi, l’amène à coopérer avec des écrivains, des danseurs, des acteurs, des performeurs, des compositeurs. Quatre axes fondamentaux sous-tendent son travail : la liaison à l’écriture ; la posture de l’acteur pris dans sa dimension d’humain dans l’urbain, miroir et guide ; la relation au public construite sur l’adresse directe ; la relation intime à l’espace, support du jeu. Qu’il soit extérieur ou non, concret ou virtuel, l’espace public est-il le lieu de la transformation, de l’échange ? Peut-il être vecteur de notre humanité ? Face aux grands formats de la publicité, aux zonages, au lissage urbain, à la sécurisation, les mots, les gestes de l’intimité, les interrogations, peuvent-ils se frayer un chemin ? L’espace public ne devrait-il pas permettre de partager des questionnements intimes, et par là universels ? À quel moment l’acte artistique devient-il politique ?
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C’est dimanche, on ne parle pas de l’avortement à table L’équilibre du "biotope" humain, l’individu et le collectif, qui nous renvoient à nos limites, un goût très prononcé pour les figures border line et les questions de genres. Combattre le non-dit partout, l’hypocrisie, toutes les hypocrisies, le refus des préjugés, du vernis, de l’apparence, le recherche de la faille. L’humain-adolescent qui cherche sa place, la question de la sexualité.
Créer le débat, convoquer l’intelligence du spectateur Sur le mode Petit Poucet, signaler, tendre des perches, faire confiance à l’autre, avec l’utopie que chacun fait son chemin, parler à son intuition. Qu’est-ce que tu fais là ? Aller vers celui qui a le moins envie de recevoir la proposition. Au-delà de l’émotion, provoquer le trouble et la réflexion. Au-delà du théâtre, les arts plastiques, la danse, la musique privilégient le parcours personnel du spectateur dans les propositions. Beaucoup de douceur, jamais de violence.
S’adresser à tout le monde Tous publics et minorités, adolescents, femmes, personnes âgées...
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Les mots dire la violence, la dureté, l’espoir, dire des mots pour partager les non-dits, des mots pour repousser les limites, des mots pour dire les solitudes, la fragilité, la brèche. Dire des mots d’amour aussi. Des mots pour ne plus se taire. Faire entendre des langues poétiques d’aujourd’hui Se soucier de son adresse Réveiller les sens interdits Entraîner les corps pour déplacer le regard Visiteur expérimentateur explorateur in situ, spectateur déclencheur Offrir à l’autre une place particulière Qui agit ? Des femmes, souvent, très souvent Des hommes aussi Et pour ne pas finir Images, textes, entretiens, témoignages vidéos, enrichissent, font traces multiples et vivantes. Ils constituent le terreau de nouvelles aventures
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Des propositions artistiques en prise avec la société Espiègles ou acides, les propositions artistiques évoquent l’homme dans la précarité L’HOMME-BRÈCHE, questionnent la domination du tout-apparence PANOPLIES-Catalogue, révèlent la face laïque du patrimoine sacré Le GREP-Groupe de Recherche Ès Poétic, Au chevet des cathédrales, interrogent les valeurs républicaines LES MAJORETTES, posent aux habitants la question de l’utilité de l’art LES YEUX BLEUS. ÉTAT(S) DES LIEUX, juste avant les colères sociales des quartiers, où la marge se fait connaître et est relayée par les médias, est un questionnement sur nos voisins, les gens dans notre proximité. S’y dévoilent des textes sur le sexe, l’inceste : une jeune fille après le spectacle qui relève c’est bien, il faut en parler ; des textes sur la mort, le suicide : le 24 septembre 2005, pendant le spectacle, les pompiers sont venus chercher les corps de deux jeunes filles de quatorze ans qui s’étaient donné la mort ce vendredi après-midi en se jetant, menottées, du 17ème étage d’une tour à Vitry-sur-Seine. Elles étaient suivies par la brigade des mineurs de Vitry-sur-Seine pour avoir fugué, l’une d’elles avait été abusée par son oncle. TRAGÉDIE ! Un poème... cristallise la sensation de chaos partagé avec la crise des subprimes, l’installation des tentes de Don Quichotte sur le canal Saint-Martin, la communication du collectif Les morts de la rue sur les 2050 décès anonymes depuis 2003, et l’espoir lui aussi partagé avec l’élection d’Obama.
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