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Quelle poésie singulière se dégage d’un lieu ? Quels mots y naissent ? Quelle écriture s’y construit ? Partager avec des écrivains des sensations fortes éprouvées dans des espaces Les plonger au coeur des interstices des frontières, des recoins |
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Le principe de l’atelier de recherche Espaces-Écrits Éprouver la ville a germé dans l’esprit d’Ema Drouin peu de temps après la fin de la tournée de l’année de création de Paroles de mur (2002). La collaboration avec Claudine Galéa, écrivain auteur de la matière textuelle de la proposition, a fait naître le désir de multiplier les expériences autour de l’écriture pour un espace. Peut-on écrire pour l’espace public ? Comment ? En quoi l’écriture qui jaillira sera-t-elle spécifique ? Autant de questionnements qui ne demandaient qu’à être mis à l’épreuve du réel. Chaque atelier a rassemblé un écrivain, un acteur/une actrice, Ema Drouin, meneuse de jeu et Anne Gonon, chargée de la collecte des traces. L’atelier de recherche représentait pour Ema l’occasion d’approfondir des rencontres avec des personnes sensibles aux problématiques posées par cette expérience. Pourquoi avoir rassemblé un acteur et un écrivain ? Ema ne souhaitait pas proposer aux écrivains des ateliers d’écriture mais bien des ateliers d’expérimentation in situ en groupe. Dès l’origine, l’envie était forte d’amener les acteurs à écrire et d’emmener les écrivains dans le mouvement. La restitution, « Le lieu est-il miroir de l’intime ? », organisée en février 2005 au 3bisF, lieu d’arts contemporains à Aix-en-Provence, a été l’occasion de faire se rencontrer les différentes équipes et de partager les expériences, jusqu’à présent précieusement conservées sous forme de textes, photos, enregistrements, dans des boîtes restées fermées. C’est à l’issue du cycle des cinq sessions et pour la préparation de la restitution qu’Ema et Anne ont réouvert les boîtes et proposé une mise en forme des matières, jetant ainsi un premier regard distancié sur ce qui pouvait bien rester de ces expérimentations. À l’issue de la restitution, tous les participants ont exprimé le désir de conserver, eux aussi, une trace de l’atelier de recherche. C’est alors que l’idée d’un recueil s’est imposée. Le processus de l’atelier de recherche a débuté dès fin 2004, par l’écriture d’un dossier de présentation du projet. Il ne s’est certainement pas achevé en février 2005 lors de la restitution. La transmission de cette expérimentation fait partie intégrante du processus. Il existe de nombreuses autres images, des heures d’enregistrement, des notes prises sur un cahier, etc. Ce recueil est une piste de transmission de l’expérience. |
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